Michael Anastassiades

Dans son oeuvre, le designer chypriote utilise des signes et des volumes simples – une sphère, une ligne ou un cercle – afin d’articuler un langage riche où l’incertitude et le déséquilibre sont les bienvenus. La fausse simplicité de ses créations est le fruit de l’amour et d’un procédé pour le moins complexe. Selon lui, le rôle des designers est de nouer des relations et de générer des interactions entre les personnes et les objets.

© Eirini Vourloumis

© Eirini Vourloumis

Comment concevez-vous votre rôle de designer ?
Je le questionne sans cesse. Je me demande constamment si ce que je fais a un sens, si ma contribution au design est vraiment positive ; si je suis en train de développer une idée nouvelle ? Je remarque qu’il y a un manque d’originalité et beaucoup d’imitation. Pour moi, il est essentiel que je propose toujours des choses originales, de m’assurer que ce que je crée explore une nouvelle idée, par le biais de nouvelles technologies utilisées avec poésie. J’essaie d’aborder mon métier avec générosité et en ayant conscience de ce qui existait avant. Les luminaires sont ma passion, mais ma créativité de desi-gner ne se limite pas à ce domaine. J’adore être surpris et avoir l’occasion de créer des objets diffé-rents.

« Things that go together » est le titre de la rétrospective organisée en votre honneur récemment à Chypre, et rassemblant vos créations des 12 dernières années. Que pensez-vous du fait de présenter votre processus créatif à travers votre collection d’objets et de travaux finis issus des archives du studio ?
À chaque nouveau projet, on est confronté à l’angoisse de la page blanche : on se dit que cette fois-ci on tirera les enseignements de la fois passée, et que le résultat sera très probablement meilleur. On a tendance à croire naturellement que la pratique et la connaissance font partie d’un processus évolutif, et que l’exposition de ses œuvres dans une séquence chronologique mettra ce processus en évidence. Or seule une répartition aléatoire permet de comprendre que l’acte créatif dépasse cette évolution, et que l’instinct et la spontanéité peuvent prendre le pas sur la connaissance.

Qu’avez-vous très envie de faire à Paris pendant votre visite du salon MAISON&OBJET ?
J’ai vraiment hâte de retourner à MAISON&OBJET. C’est un immense honneur d’être reconnu pour ma contribution, particulièrement en France. Cela m’encourage à continuer. En dehors du salon, je voudrais voir l’exposition Christodoulos Panayiotou au musée d’Orsay et celle consacrée à Francis Bacon au Centre Pompidou.

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