RENCONTREZ SEBASTIAN COX

18.01.17

Racontez-nous vos débuts ?

J’ai fondé mon atelier et studio en 2010 pour me permettre d’explorer de nouvelles manières d’utiliser le bois sous-exploité. J’ai constitué ma première collection pendant ma maîtrise et, une fois diplômé, je me suis installé dans un atelier au sein de la campagne de Lincolnshire où j’ai commencé à travailler avec du bois que je récolte dans une forêt près de chez moi, qui est gérée par la Forestry Commission (l’Office Nationale des Forêts britannique NdT).

Quel est le rapport entre votre ‘chez vous’ et votre pratique ?

Je considère que je suis chez moi à Londres, mais la maison familiale se situe dans la campagne de Kent où nous avons un petit bois dont je m’occupe. Pour moi la forêt est une source inépuisable d’inspiration ; j’y observe comment la gestion de l’homme bénéficié à l’écosystème sylvestre, ce qui pour moi est la confirmation de la pertinence du bois comme matériel.

Comment votre pratique va-t-elle évoluer ?

En fait, ma pratique évolue au fur et mesure qu’elle se développe. Nous avons maintenant une équipe de 7 personnes et nous avons récemment investi pour équiper l’atelier de machines-outils à commande numérique, ce qui nous permet d’explorer de nouvelles directions. Je me concentre sur la production en interne de pièces fabriquées avec du bois des taillis, car nous avons de plus en plus de capacité et nous pouvons dorénavant usiner, sécher et prendre en charge chaque étape de A à Z, de la forêt à l’atelier, jusqu’au meuble fini.

Quel conseil pourriez vous donner à de jeunes designers qui débutent ?

Je dirais qu’il faut que chacun trouve sa vision unique du monde et n’en dévie pas. Aujourd’hui, il ne suffit plus de créer de bels objets, il faut que le travail du designer soit sous-tendu par une philosophie, par un engagement qui n’est pas laissé de côté en cours de route.

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