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La féérie volumétrique d’Anathomie

Interior design

© O.Thomas Anathomie

Les artistes plasticiens Anna Golicz-Cottet et Olivier Thomas sculptent le fil de fer pour donner forme à des objets à fortes valeurs poétique et humoristique. Membre d’Ateliers d’Art de France, le tandem marie légèreté et impertinence dans des créations qui invitent le spectateur à l’interaction.

A Villepinte, en janvier dernier, dans les allées de CRAFT, MÉTIERS D’ART, tout visiteur du stand d’Anathomie en ressortait avec un large sourire. C’est que les créations en fil de fer d’Anna Golicz-Cottet et d’Olivier Thomas ont l’art et la manière d’enchanter les cœurs et les esprits. Peut-être avez-vous pesé votre âme sur la balance Weigh me ? Inspirée d’un conte égyptien, cette machine fantasque évalue la pureté de votre cœur en confrontant la force de votre souffle… au poids d’une plume. En fin d’expérience, elle imprime à votre intention un message philosophique sur un ticket à emporter. L’émerveillement opère aussi devant la drôle de chemise Love me abritant un cœur rouge qui se met à palpiter dès qu’on l’approche. Ou devant le miroir en pied Inflate me : il suffit de souffler sur son reflet avec une paille pour qu’il nous fasse gonfler d’orgueil et prendre momentanément la grosse tête !

Les sculptures d’Anathomie ne manient pas que l’humour. Le dessin inspiré qui met en forme le fil de fer, insuffle une grâce certaine à des œuvres symboliques qui trouvent le chemin des âmes. Ce fil signature est le fruit de l’association de deux plasticiens depuis 2015. Entre Anna Golicz-Cottet et le fil de fer, c’est une histoire de connivence. Cette plasticienne qui a fait ses études à l’Académie Charpentier, a un faible pour l’univers d’Alexandre Calder. Equilibre, transparence… le fil de fer s’impose comme une évidence pour incarner les volumes et calligraphies qu’elle imagine : « la mine noire de la ligne claire ». En 2015, sa démarche esthétique croise l’approche scientifique d’Olivier Thomas. Après avoir travaillé une vingtaine d’années dans la recherche appliquée autour de l’opto-électronique et les lasers, ce profil atypique se passionne pour les installations arty, collabore avec divers artistes et fait partie du collectif transdisciplinaire “La superstructure”. A la magie du dessin tridimensionnel de son acolyte Anna Golicz, il apporte une dimension interactive entre le spectateur et l’objet, s’appuyant sur des capteurs ou encore des données recueillies sur Internet.

Dessin et nouvelles technologies visent un même horizon sentimental : « Nous cherchons le passage étroit mais signifiant entre légèreté, impertinence et émotion. C’est lui qui va pouvoir transformer, avec l’influence du vécu de chacun, un objet en une histoire. » Un tableau qui répond aux questions, un tourne-disque qui donne voix à de drôles de mélodies nostalgiques, un soutien-gorge qui gémit quand on touche le téton stratégique… Chaque création fait mouche. Le duo a exposé au MAC Paris et dans diverses galeries. Leur travail a été montré en Europe, Chine, Inde et aux Etats-Unis. Le monde dit oui à la poésie d’Anathomie.

www.anathomie.com

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